10 questions à Romain Vigouroux, photographe

Romain VigourouxDe nature autodidacte et curieuse, en premier lieu intermittent du spectacle dans le domaine de la vidéo (parents photographe et réalisateur), Romain Vigouroux bifurque aux alentours de 25 ans vers… l’informatique. « C’est un excellent domaine pour un curieux qui a soif d’apprendre, indique-t-il, car le sujet est vaste ». Il travaille à cet époque comme consultant et tire de cette expérience les critères essentiels correspondants à son caractère : orienté service, sur la route, créatif, autonome. Photographe professionnel indépendant depuis 3 ans, il travaille essentiellement en région Lémanique et Rhône-Alpes auprès de clients particuliers ou d’entreprises. « Je suis très heureux de ce grand virage professionnel que nous avons réussi à effectuer aussi grâce à la famille », dit-il enjoué.

En quoi consiste ton métier en 1 phrase ? 5 mots ? 1 mot ?

Comprendre mon sujet grâce à l’image, qu’il soit humain, artistique, environnemental. En un mot c’est donc « comprendre ».

Ta journée de photographe d’hier ?

Réfléchir au meilleur moyen d’illustrer mon prochain reportage. Trouver des idées nouvelles (ou pas), s’inspirer des autres (ou pas), garder la qualité et le plaisir, toujours. Et bien entendu savoir improviser car cela ne se passe jamais comme préalablement défini.

Ton truc pour résoudre les conflits/apaiser les tensions ?

Ce sont des conditions rares car j’estime qu’il vaut mieux investir du temps en amont. En l’occurrence l’écoute client est assez primordiale dans mon approche, ce qui laisse peu de place au malentendu ou mauvaise surprise le jour J. Pour les tensions personnelles, les appréhensions et le stress, c’est du sommeil (c’est simple et pour moi ça fonctionne).

Ta plus belle expérience/anecdote ?

Plus belle expérience comme diraient certains : la prochaine. Plus sérieusement, ce métier est tout à fait génial car il vous emmène « là où ça se passe ». Anecdote, des tonnes de petits loupés : oublier de mettre le son sur un reportage vidéo et s’en rendre compte en visionnant le soir même au bureau… ça fait 20 ans que je m’en prend plein les oreilles… (et que je rigole toujours à moitié).

Ta meilleure recommandation à un client ?

Me faire confiance, toujours me faire confiance… c’est la suite logique de faire appel à un professionnel. En l’occurrence c’est bien souvent le cas, mais j’aime aussi quand un client à l’œil et me propose un point de vue, une idée. La meilleure recommandation est donc de continuer sa démarche : faire appel à un professionnel pour l’image mais aussi pour le reste (traduction, webmaster…). Selon moi, un client qui a compris l’impact d’une bonne photo-illustration a déjà bien intégrer un des points essentiels des concepts de communication-marketing et se place de facto en haut de la pile.

Un conseil pour un jeune/nouveau photographe ?

Comme pour un jeune musicien : il faut jouer encore et encore pour progresser mais nul n’empêche de démarrer sa carrière avant d’avoir le niveau de Paco de Lucia. « Chi va piano va sano » c’est bien mais en étant motivé tout de même !!

Ton petit plaisir ?

Un 50 mm tout simple sans rafale voire même encore un petit détour avec du matériel argentique avec la famille et les enfants.

Que ferais-tu si tu étais plus intelligent ?

J’inventerai tout de suite maintenant une techno photo ou un produit dans le domaine de l’impression 3D, c’est pour demain et ça va être la révolution. Pour l’instant je compte les neurones.

Et maintenant, que vas-tu faire ?

Un editing (tri-optimisation) photo pour mon reportage d’aujourd’hui au salon de l’Auto, répondre à des demandes clients pour des mariages, envoyer des épreuves finales, penser à mettre à jour le blog, préparer du matériel. Et tout cela en courant car l’emploi du temps est relativement musclé.

Le mot de la fin ?

Abusus non tollit usum. L’abus n’exclut pas l’usage. Je l’aime bien celui-ci. Je trouve qu’il ferait bien le lien entre ce que l’on vivait gamin (200km/h sans ceinture toutes cigarettes allumées) et ce que l’on vit aujourd’hui (attention à ne pas mettre un gros mot sur Facebook !). On devrait pouvoir se faire un moitié-moitié et tous se sentir libre.

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dimitri kas

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